AIPD et AI Act : comment optimiser la conformité IA par l'automatisation des menaces

L'entrée en vigueur de l'AI Act impose une refonte des analyses d'impact relative à la protection des données (AIPD) pour intégrer les risques systémiques et les biais algorithmiques. En 2026, la conformité repose sur une approche intégrée entre le RGPD et l'AI Act, où l'automatisation des scénarios de menaces devient essentielle. Le logiciel Adequacy industrialise ce processus via la méthodologie EBIOS, permettant de générer des analyses d'impact précises directement à partir du registre des traitements pour garantir une maîtrise totale des risques liés à l'intelligence artificielle.

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Calixte Descamps
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IA menace AIPD

L'entrée en vigueur de l'AI Act marque un tournant décisif pour la gouvernance des données. Pour les organisations, cette nouvelle donne juridique ne se limite pas à une mise en conformité technique. Elle impose une refonte profonde de l'analyse d'impact relative à la protection des données (AIPD). Alors que le RGPD posait les jalons de la sécurité des données personnelles, l'AI Act introduit des dimensions de risques systémiques, de biais algorithmiques et de menaces cybernétiques automatisées qui doivent désormais figurer au cœur de chaque évaluation.

Convergence nécessaire entre RGPD et AI Act

Le déploiement d'un système d'intelligence artificielle, particulièrement lorsqu'il est classé à haut risque, déclenche quasi systématiquement l'obligation de réaliser une AIPD sous l'égide du RGPD. En 2026, la frontière entre ces deux réglementations s'efface au profit d'une approche intégrée. L'enjeu est de ne plus traiter la protection de la vie privée et la sécurité de l'algorithme comme deux silos distincts. L'AIPD devient le document pivot permettant de démontrer la maîtrise des risques pour les droits et libertés fondamentaux, incluant désormais les risques liés à l'utilisation même de l'IA.

Une méthodologie industrialisée pour gagner en efficacité

Pour répondre aux exigences de l'AI Act sans alourdir la charge administrative, le logiciel Adequacy s'appuie sur la méthodologie EBIOS adaptée au contexte informatique et libertés.

Le passage du registre à l'analyse d'impact

La première étape de l'AIPD reprend les éléments de description du traitement, les données et le cycle de vie de la donnée. Dans Adequacy, les informations relatives au traitement et aux données sont reprises directement depuis le registre des activités de traitement. Ce mécanisme permet un gain de temps précieux et une efficacité renforcée en évitant les saisies redondantes. Dès lors, l'effort du responsable de conformité se concentre sur la documentation du cycle de vie de la donnée dans l’onglet opérations.

L'évaluation des mesures et l'analyse des risques

Une fois le contexte posé, les mesures de sécurité déjà présentes dans la fiche de traitement sont automatiquement intégrées. L'analyse se déplace ensuite vers l'évaluation des risques en cinq temps : l'identification des sources de risques (où l'IA est spécifiquement identifié), les événements redoutés, les menaces, puis les analyses des risques initiaux et résiduels.

L'émergence de nouveaux scénarios de menaces liés à l'IA

Les méthodologies traditionnelles se concentraient sur des scénarios de menaces issus de supports classiques comme les applications ou le matériel. Avec l'intelligence artificielle, le spectre s'élargit à ce nouveau support des données.

  • L'empoisonnement des données d'entraînement (data poisoning) représente une menace majeure où un attaquant corrompt les sources pour biaiser les résultats à long terme
  • L'évasion de modèle et l'inférence de données sont également des points de vigilance permettant de deviner des informations sensibles sur les personnes concernées

Adequacy permet de générer automatiquement ces scénarios de menaces au regard de la typologie de violation et du support identifié. Cette automatisation garantit que les vecteurs d'attaque spécifiques à l'IA sont pris en compte de manière industrielle. Si cet automatisme fait gagner un temps non négligeable dans la réalisation des AIPD, elle n’enlève en rien la nécessité pour les DPO de comprendre les concepts derrière ces menaces spécifiques pour valider la pertinence de l'analyse.

Bonnes pratiques pour une AIPD opérationnelle

  • Capitaliser sur le registre : assurez-vous que vos fiches de traitement sont à jour afin que la première étape de votre AIPD soit générée instantanément dans Adequacy
  • Documenter finement le cycle de vie : précisez les supports utilisés à chaque étape (apprentissage, test, production) pour une traçabilité totale exigée par l'AI Act
  • Identifier l'IA comme source de risque : ne traitez pas l'IA comme un simple logiciel, mais comme une source de risque spécifique dans votre analyse EBIOS
  • Analyser le risque résiduel avec rigueur : utilisez les mesures complémentaires pour ramener les risques de biais ou d'hallucinations à un niveau acceptable
  • Centraliser les preuves : regroupez les mesures de remédiation et les preuves de contrôle humain au sein d'un support unique pour simplifier les audits

FAQ - l'essentiel de l'AIPD et de l'IA

Comment l'interconnexion avec le registre optimise-t-elle l'AIPD ?

En reprenant automatiquement les données et les finalités du registre, vous éliminez les erreurs de saisie et réduisez de moitié le temps de préparation de l'analyse d'impact.

Pourquoi le cycle de vie de la donnée est-il central dans une AIPD pour l'IA ?

L'IA transforme la donnée à plusieurs stades (entraînement, inférence). Documenter chaque opération permet d'identifier précisément où se situent les risques de corruption ou de fuite.

Quelle est la différence entre une menace logicielle et une menace IA ?

Une menace logicielle vise l'arrêt du service, tandis qu'une menace IA (comme le data poisoning) vise à détourner la logique de décision du système tout en le laissant opérationnel.

Le risque résiduel est-il toujours plus élevé avec l'IA ?

Pas nécessairement. Si les mesures de remédiation et de supervision humaine sont robustes et bien documentées, le risque résiduel peut être parfaitement maîtrisé.

L'automatisation des scénarios est-elle acceptée par les autorités ?

Oui, tant qu'elle repose sur une méthodologie reconnue comme EBIOS et qu'elle est complétée par une analyse humaine sur la pertinence des résultats obtenus.

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